Ne jamais surestimer l’effet du risque géopolitique sur les actions, c’est ce qu’on peut retenir de la séance boursière d’hier. Le CAC 40 a fini dans le vert (+0,7 %) tandis que l’indice de la Bourse de Tel Aviv, le TA 35, qui est fortement corrélé au Nasdaq 100, a rebondi (+1,8 %). Le pétrole WTI a chuté de -4 %, l’once d’or en dollar de -1,9 %, le VIX de -9 %. Le taux des bons du Trésor américain à 10 ans est resté loin des zones de tension, sous 4,50 %. Rien à signaler. Des analystes continuent de brandir le spectre d’un blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, comme à chaque nouvelle tension au Moyen-Orient. Dans les faits, c’est techniquement impossible. Il est probable que les tensions entre l’Iran et Israël continuent de peser sur les actions, mais à la marge. Attention à la dramatisation du discours. En l’espace de trois jours, nous sommes passés d’un scénario de risque de guerre mondiale à des rumeurs de demande de cessez-le-feu par l’Iran. En tant qu’investisseur, il faut toujours garder la tête froide et se tenir à l’écart des bruits de marché pendant ces périodes de forte volatilité.
Désormais, tout le monde a les yeux rivés sur la réunion de la Réserve Fédérale américaine (Fed) de ce mercredi. Selon le marché monétaire, la probabilité d’une baisse des taux est à 0 %. En revanche, fait surprenant, il y a une infime chance qu’elle augmente les taux (probabilité à 0,2 %). La publication mercredi dernier de l’indice des prix à la consommation en mai à 2,4 % sur un an plaide en faveur d’un statu quo monétaire. L’effet des taxes douanières tarde à se matérialiser. En outre, des forces déflationnistes font effet. Nous tablons sur une reprise du cycle de baisse des taux après l’été, une fois que la Fed aura été en mesure de faire un diagnostic complet de l’inflation américaine.


L’IA, un moteur de croissance et une source de tensions croissantes