Contraint par la justice de revoir sa copie concernant les taxes douanières et encouragé par une réduction spectaculaire du déficit commercial en avril à -87 milliards de dollars (point bas de 19 mois), le président Donald Trump risque d’être tenté de jouer son va-tout et d’obtenir rapidement des concessions de la part de ses partenaires commerciaux. Vendredi, il a mis la pression sur la Chine, l’accusant de ne pas respecter les termes de l’accord. Il est probable que l’Europe soit de nouveau la cible de la Maison Blanche dans les jours à venir. Cela risque d’attiser la volatilité en bourse et d’encourager les institutionnels à alléger leurs positions sur les actions – un phénomène qui est habituel avant l’été mais qui pourrait être exacerbé cette année à cause du protectionnisme.
Du côté des valeurs technologiques, Nvidia a fini la semaine en progression de 3,7%. Mais le titre n’est pas encore sorti d’affaires. Il évolue autour de 135 dollars avec un potentiel de hausse limité à court terme. Après une excellente performance en 2024, l’action a plafonné autour des 140 dollars – c’est une zone de résistance importante, les vendeurs y ont maintes fois démontré leur présence. Pour l’instant, on ne voit pas quelle bonne nouvelle pourrait permettre à l’action de s’échapper durablement au-dessus de ce niveau. Il est probable que Nvidia, à l’instar des indices boursiers, évolue en range dans les prochaines semaines.


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