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Activités
Le groupe ADEC Innovations, société mère d’ADEC Innovations NV, a été fondé aux Philippines en 1996 par ses cofondateurs James Donovan (actuel CEO) et Carol Esguerra (CFO), qui détiennent encore 100 % des actions. Depuis sa création, l’entreprise a connu une forte croissance : en 2024, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 81,4 millions d’euros. Aujourd’hui, le groupe comprend 28 filiales distinctes et emploie 4 000 personnes dans le monde. Sa mission : fournir de l’intelligence économique, des solutions aux défis contemporains, et des services innovants en matière de durabilité, répondant aux enjeux ESG des entreprises, gouvernements et ONG.

Chaque filiale a été créée pour répondre à un besoin spécifique, grâce à une expertise particulière. Par exemple, l’une se concentre sur la gestion des risques dans les chaînes d’approvisionnement, une autre sur l’information en santé, et une autre encore sur l’éducation.

Le rôle d’ADEC Innovations NV
L’une des filiales les plus importantes du groupe est ADEC Innovations NV, basée aux Pays-Bas. Cette entité emploie 210 personnes et a réalisé environ 15 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, dont 95 % proviennent de clients américains et seulement 2 % de clients européens. Elle propose des solutions intégrées dans le conseil ESG, la conformité environnementale, l’intelligence des données et l’externalisation de services. Elle gère notamment la vérification des données ESG, le sourcing responsable, les tableaux de bord de durabilité et la gestion de la qualité de l’air. L’entreprise sert actuellement 612 clients dans des secteurs variés : biens de consommation, services publics, services financiers, santé, distribution, maritime, immobilier.

C’est cette entité qui a été introduite sur Euronext Access Bruxelles.

Une introduction en bourse peu conventionnelle
Le vendredi 25 juillet, ADEC Innovations NV a été cotée à la Bourse de Bruxelles sur Euronext Access. Une IPO atypique : peu de gens étaient au courant avant l’annonce, et il n’y a eu ni émission de nouvelles actions, ni levée de fonds, ni vente d’actions existantes. Le prix théorique d’introduction a été fixé à 10 euros, sans qu’aucune transaction n’ait encore eu lieu. Deux ordres d’achat sont actuellement enregistrés, mais aucun ordre de vente. De plus, 80 % des 200 100 actions admises sont sous clause de lock-up pour au moins un an.


Selon James Donovan, cette cotation permet de lever des fonds ultérieurement, si le plan de croissance l’exige. « Jusqu’à présent, nous avons pu financer notre croissance avec nos propres ressources. Mais à moyen terme, une augmentation de capital pourrait être envisagée — au bon moment, dans des conditions favorables et alignées avec les intérêts des actionnaires. »

des conditions favorables et alignées avec les intérêts des actionnaires. »
Pourquoi entrer en bourse sans lever de fonds ?
On peut se demander pourquoi une introduction en bourse maintenant, si aucun financement n’est requis. Pour Donovan, la réponse est multiple :


  • Gagner en visibilité et crédibilité auprès des partenaires, clients et institutions.
  • Renforcer la notoriété de la marque en Europe, afin d’y soutenir la croissance.
  • Améliorer la conformité et la transparence, ce qui est crucial pour travailler avec les institutions européennes.



L’objectif final est de se positionner sur le marché européen et de migrer à terme vers Euronext Growth.

Pourquoi maintenant, après 30 ans ?
« Nous avons d’abord voulu bâtir une structure internationale solide et stable, d’où nos 28 entités. L’introduction en bourse est une étape stratégique à long terme : livrer une qualité supérieure, tenir nos promesses et croître de manière fiable. »
Carol Esguerra ajoute : « Lever trop de fonds, comme c’est souvent le cas dans le private equity, peut mener à des décisions d’investissement précipitées. Nous avons toujours voulu éviter cela. »

Quant au choix de l’Europe plutôt que des États-Unis : « Sur les marchés américains, ADEC Innovations NV serait une goutte d’eau. L’UE est plus avancée en matière de réglementation ESG, de propriété intellectuelle et d’impact. »

La stratégie européenne
Un objectif clair de cette cotation est de se faire connaître en Europe, où les clients ne représentent encore que 2 % du chiffre d’affaires. « Les exigences ESG en Europe sont strictes. Les entreprises cherchent de plus en plus du soutien — c’est exactement ce que nous proposons. »
Pour Donovan, l’Europe réunit plusieurs facteurs clés :


  • Réglementation exigeante
  • Innovation technologique
  • Présence d’institutions clés (UE, organisations multilatérales)

Il voit un potentiel fort pour appliquer l’expertise du groupe dans la chaîne d’approvisionnement, la résilience, et la durabilité, au service des priorités économiques et sociales du continent.

Un repositionnement de l’ESG, pas une baisse
Bien que l’ESG soit moins visible aujourd’hui, notamment aux États-Unis, la demande reste forte. « Beaucoup de services anciennement classés sous ESG sont désormais abordés sous l’angle de la résilience ou de l’adaptation. Nous y voyons de nouvelles opportunités. »

ADEC se positionne comme un acteur agile face à des défis mondiaux comme les tensions géopolitiques, l’IA ou les nouvelles priorités internationales. « Notre but reste d’aider les organisations à prendre de meilleures décisions et à créer de la valeur durable. Cela ne changera pas. »
Le changement est constant
Donovan conclut : « Les marchés changent sans cesse. La législation évolue, les modèles économiques doivent s’adapter. Le secteur fonctionne par cycles. Ce qui fait notre force depuis 30 ans, c’est notre capacité à rester pertinents malgré ces changements. Même dans un environnement incertain, nous restons concentrés sur une seule chose : apporter de la valeur à nos clients. »

Francis Muyshondt

Author Francis Muyshondt

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