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La moitié des entreprises belges (48 %) s’attendent à ce que la pénurie des matières premières entraîne une hausse des prix des produits et des services. Elles prévoient de devoir répercuter en partie cette hausse des coûts sur leurs clients finaux. C’est ce qui ressort d’une étude menée par Milgro, gestionnaire de déchets et de matières premières, auprès de 153 décideurs. 47 % des entreprises belges dépendent plus ou moins de matières premières rares. Pour 7 % des entreprises sont même tellement dépendantes de ces matières premières qu’elles considèrent la pénurie actuelle comme un risque concret pour leurs activités. La pénurie des matières premières menace non seulement la continuité des entreprises, mais met également sous pression la compétitivité et les relations avec les clients. 

Le temps presse, mais la prise de conscience reste limitée parmi les entreprises belges. Plus de la moitié (57 %) ne sont pas encore conscientes de la pénurie de matières premières et ne voient pas de menace immédiate dans l’utilisation actuelle des matières premières. Cependant, 43 % des entreprises reconnaissent cette menace. Elles estiment que les matières premières essentielles à leurs processus primaires pourraient s’épuiser rapidement si le rythme actuel se poursuit. 
Bien que la pénurie soit constatée, de nombreuses organisations manquent encore de réactivité. 20 % des entreprises constatent une dépendance à l’égard de certaines matières premières, mais ne se préparent pas encore à une situation où celles-ci ne seraient plus disponibles. 

La gestion circulaire peut réduire activement la dépendance à l’égard de certaines matières premières. Parmi les entreprises qui mettent en place des initiatives circulaires, trois sur dix (34 %) réalisent des économies et voient même leur rendement augmenter. 
47 % considèrent le fonctionnement partiellement circulaire comme un investissement à long terme, dont l’impact ne sera visible qu’ultérieurement, et ne se concentrent pas sur les effets immédiats. Dans les organisations qui évaluent directement les résultats, seules 15 % perçoivent encore les initiatives circulaires comme un simple poste de dépenses. 

Pascale Hendrickx, Managing Director de Milgro Belgium, déclare : 
« Chaque semaine, les actualités abordent la durabilité et la transition énergétique, ce qui est une évolution très positive. Cependant, l’accent mis sur la durabilité ne doit pas se limiter à la transition énergétique. La transition des matières premières est tout aussi urgente que la transition énergétique. Si nous continuons à épuiser nos ressources naturelles au rythme actuel, nous mettrons en danger la continuité de notre économie. Les organisations qui tardent à adopter la circularité en subiront les conséquences les plus fortes. » 


À propos de l’étude 

À la demande de Milgro, Markteffect a mené une enquête en avril 2025 auprès de 464 décideurs aux Pays-Bas (311) et en Belgique (153). Le public cible était composé de cadres supérieurs et intermédiaires responsables des achats, de la gestion des services généraux, de l’environnement ou de la durabilité. Tous les secteurs de l’économie néerlandaise étaient représentés, ce qui rend l’étude représentative de l’état d’avancement de la circularité au sein des organisations aux Pays-Bas et en Belgique. 

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