La gestion quantitative est un mode de gestion qui se base sur des modèles économétriques pour prendre les décisions d’investir. En règle générale, les modèles quantitatifs sont souvent utilisés dans la gestion des sicav. Il s’agit de modèles économétriques qui intègrent un ensemble de données financières et économiques. Le modèle établit un portefeuille de base en fonction des directives des gestionnaires et des données qui ont été introduites dans le modèle. Ce portefeuille est alors soumis à un comité de gestion qui peut le modifier en fonction de données qualitatives ou sur base de données qui sont trop récentes pour avoir pu être intégrées dans le modèle. Le modèle économétrique fournit donc souvent une base qui ouvrira le processus de décision d’investir.
En gestion indicielle
Dans certains types de gestion, le modèle quantitatif est le seul élément de décision. En gestion indicielle, par exemple, seule la réplication d’un indice est prise en compte sans avis d’analystes financiers. Les gestionnaires développent une méthode quantitative qui permet de répliquer un indice comme le S&P ou le MSCI, par exemple. La gestion indicielle présente des avantages en termes de coûts. En effet, la réplication ligne par ligne d’un indice ne suppose pas un travail de recherche par des analystes.
Se baser uniquement sur le modèle
Certains fonds à gestion active fondent aussi entièrement leur décision d’investir sur les résultats d’un modèle quantitatif. Cette gestion est différente de la gestion indicielle dans la mesure où elle ne réplique pas ligne par ligne un indice. Dans un univers d’investissement précis, le modèle recherche les meilleures opportunités d’investir. La particularité de ces fonds réside dans le fait que les décisions d’investissement sont uniquement dictées par un modèle économétrique mis au point par des économistes. Le modèle fournit ainsi des signaux d’achat ou de vente. Les économistes doivent veiller à la pertinence des données qui sont intégrées dans le modèle. Ces modèles font l’objet de nombreux tests avant d’être intégrés dans des sicav vendues au grand public.
Pas d’attachement émotionnel
Dans certains fonds, le but est de sélectionner les meilleures valeurs dans chaque secteur. Pour cela, la combinaison optimale de facteurs est recherchée pour chaque secteur. En effet, un facteur est peut-être relevant pour un secteur et ne l’est pas pour un autre. Ces fonds sont gérés de manière purement quantitative dans le but de maximiser les niveaux de rendement en contrôlant le niveau des risques. Le processus décisionnel est donc tout à fait objectif et permet d’éviter des réactions liées à un éventuel attachement émotionnel aux titres particuliers.
Quelles données ?
Quelles sont les données qui entrent dans ces modèles ? En général, les gestionnaires restent assez discrets sur les indicateurs qui composent leur modèle. On sait seulement que des indicateurs économiques tels que la courbe des taux ou le taux d’inflation sont utilisés en marge d’indicateurs de momentum et d’indicateurs relatifs aux bénéfices des entreprises. Ces fonds sont présentés comme une alternative aux méthodes traditionnelles de gestion.
Intégration de l’IA
Les modèles quantitatifs de sont pas statiques. Ils peuvent évoluer à la fois dans leur technique mais aussi dans les données qui sont intégrées dans les modèles de façon à les affiner et les rendre plus efficaces. L’IA prend alors une place dans la gestion quantitative. Cette gestion est basée sur des modèles mathématiques pour sélectionner les valeurs en portefeuille. Intégrée dans des modèles existants, l’IA permet d’analyser davantage de variables, de données et de présenter une approche plus granulaire. De plus, elle offre la capacité de le faire en un temps record, bien plus rapidement que l’analyse classique. En effet, l’IA intègre un nombre gigantesque de données qui peuvent être intégrées dans ces modèles et fournir des résultats rapidement.
Dans tous les portefeuilles ?
En général, on considère que, compte tenu des valeurs présentes dans les fonds gérés activement selon un modèle quantitatif, ces sicav n’ont peut-être pas leur place dans des portefeuilles défensifs. On peut les placer dans des portefeuilles agressifs et, dans une moindre mesure, dans des portefeuilles neutres. L’investisseur peut diversifier les types de gestion dans son portefeuille. En effet, la diversification des actifs, des secteurs ou des régions peut aussi être combinée avec la diversification des styles de gestion.


