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Lancé fin 2025, la stratégie Funds For Good (FFG) Global Equity Convictions est gérée par Fisher Investments et s’appuie sur une approche fondée sur des convictions fortes et une lecture macroéconomique des marchés. Miles Green, Institutional Director de Fisher Investments et Nicolas Crochet, co-CEO de Funds for Good, font le point sur la stratégie de gestion actuelle du fonds.

Le début d’année 2026 a surtout été marqué par la guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce énergétique mondial. Cette situation a entraîné une nette remontée des prix de l’énergie, ravivant les craintes inflationnistes et provoquant des tensions sur les taux obligataires. Du côté des actions, si la volatilité reste élevée, la correction demeure contenue, les investisseurs considérant majoritairement que le conflit pourrait rester circonscrit et temporaire. Cela se reflète dans le positionnement du portefeuille, qui n’a pas fait l’objet de réallocations majeures malgré l’intensification des tensions.

Par rapport à son indice de référence, le MSCI World, FFG Global Equity Convictions est principalement surpondéré en Europe et légèrement au Japon, avec notamment une surpondération de 6,3 % sur la France, de 3,3 % sur l’Italie et de 2,5 % sur l’Allemagne. Ce positionnement reflète le décalage entre le sentiment des investisseurs et la réalité des fondamentaux dans ces zones. Alors que Wall Street a longtemps dominé la tendance depuis la crise de 2008, les marchés développés non américains présentent désormais des niveaux de valorisation plus attractifs et un potentiel de revalorisation plus important.

Cette allocation ne traduit pas une vision défavorable des États-Unis, dont les fondamentaux demeurent solides, mais plutôt une volonté de se positionner sur des zones où les attentes sont actuellement plus faibles et où le gérant voit un potentiel de surprise plus élevé. Elle s’inscrit dans une gestion volontairement flexible, capable de faire évoluer ses biais en fonction des phases de marché et des opportunités identifiées.

La sous-pondération des États-Unis n’est ainsi pas figée et pourrait évoluer, notamment à l’approche des élections de mi-mandat. Historiquement, dans le cas où le parti du président perd le scrutin, cette période a tendance à être favorable aux marchés américains, qui enregistrent en moyenne une progression de 23,2 % sur le trimestre des élections et les deux trimestres suivants.

L’allocation sectorielle s’inscrit dans le prolongement des choix géographiques, avec une forte exposition aux financières (surpondération de 10,6 %) et à l’industrie (5,4 %), les deux secteurs les mieux représentés en Europe et au Japon. Le secteur financier constitue d’ailleurs une conviction clé du portefeuille : les établissements bancaires bénéficient aujourd’hui de bilans solides et évoluent dans un environnement économique porteur, avec des perspectives favorables tant en matière de croissance de l’activité de crédit que de revenus de marché. Cet alignement entre contexte macroéconomique et fondamentaux d’entreprise conforte le positionnement actuel.

À l’inverse, le secteur technologique est sous-pondéré. Ce positionnement peut surprendre au vu de l’essor de l’intelligence artificielle. Toutefois, les grandes valeurs technologiques ne constituent pas le seul levier d’exposition à cette thématique. Le fonds y est ainsi également exposé de manière indirecte, via des entreprises industrielles impliquées dans les infrastructures nécessaires à son développement, qu’il s’agisse de la construction de centres de données ou de la gestion de leurs importants besoins en électricité et composants électriques.

Malgré un environnement marqué par des tensions géopolitiques et un regain de volatilité, le scénario central reste celui d’une poursuite du marché haussier en 2026. Les fondamentaux économiques demeurent globalement bien orientés, avec une croissance modérée mais régulière, suffisante pour soutenir les marchés actions sans nécessiter d’accélération marquée de l’activité.

Le sentiment des investisseurs, qui avait atteint des niveaux élevés, a récemment reflué sous l’effet des craintes liées au conflit au Moyen-Orient. Ce repli est plutôt sain, dans la mesure où il réduit le risque d’excès d’optimisme.

Au niveau économique, la hausse des prix liée à la guerre en Iran constitue un facteur de pression à court terme, notamment sur l’inflation. Toutefois, en l’absence d’une accélération durable de la masse monétaire, l’impact global sur l’inflation devrait rester limité dans le temps.

Dans ce contexte, les marchés devraient continuer à offrir des opportunités intéressantes.

Pour les identifier, l’équipe de gestion s’appuie sur une approche structurée et hiérarchisée, combinant analyse macroéconomique et sélection de titres. Le point de départ réside dans l’identification de grandes thématiques d’investissement, définies à partir de trois piliers : les facteurs économiques, les dynamiques politiques et le sentiment des investisseurs. Ce dernier est particulièrement suivi, dans la mesure où les marchés intègrent rapidement les informations disponibles. C’est donc souvent l’écart entre les anticipations et la réalité qui crée les opportunités.

Ces convictions macroéconomiques sont ensuite traduites en choix d’allocation, d’abord au niveau des zones géographiques et des secteurs et des industries, puis déclinées progressivement jusqu’à la sélection de valeurs individuelles. L’objectif n’est pas de multiplier les positions, mais au contraire de concentrer le portefeuille sur un nombre limité de titres bénéficiant directement des thématiques identifiées.

Cette approche a démontré son efficacité. La stratégie répliquée dans la sicav FFG suit la même philosophie et la même équipe que la stratégie Fisher Investments Global Equity Focused, qui affiche des performances situées dans le premier percentile sur des périodes de 7, 10 et 15 ans, ainsi que depuis sa création. Elle a également surperformé son indice de référence, le MSCI World, au cours de huit des dix dernières années, ainsi qu’en 2026, avec un rendement de 5,9 % au 20 avril.

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