Commentaire de Nicolas Heusicom, Investment Specialist, et Ilya Vercammen, Chief Strategist chez Puilaetco

Les valeurs technologiques, après avoir rebondi de plus de 50% – en prenant l’indice Nasdaq comme référence – depuis le creux d’avril post-« Liberation Day », sont sous pression cette semaine, après que plusieurs d’entres elles aient publié leurs résultats la semaine dernière.
Les investisseurs se sont montrés une nouvelle fois particulièrement attentifs aux dépenses d’investissement que celles-ci réalisent dans l’intelligence artificielle. En effet, on estime que Microsoft, Meta, Amazon et Alphabet devraient dépenser un montant combiné de +/- 350 milliards cette année, ce qui représente +/- 30% des dépenses d’investissement du S&P500. Et à en lire leurs communiqués, ce n’est pas près de s’arrêter… En effet, la majorité d’entre elles ont annoncé vouloir continuer d’augmenter ces dépenses en 2026.
Dans un contexte de valorisation historiquement élevée pour le marché américain, tiré par les Magnificient 7 (qui ont contribué pour plus de 40% de la performance du S&P500 sur les trois premiers trimestres de l’année), les investisseurs se montrent prudents, prenant du profit sur ces valeurs de croissance depuis le début de la semaine.
De notre côté, nous restons positifs sur les valeurs américaines et sur le secteur technologique. En effet, la valorisation de ces grandes sociétés IT (+/- 30x les bénéfices des 12 prochains mois pour les 7 magnifiques), qui est d’ailleurs loin des niveaux que nous avons pu connaitre à la fin des années 90, est tirée par une croissance des bénéfices et des fondamentaux solides. Les marchés américains devraient donc continuer de profiter des gains de productivité liés à l’IA, de la perspective de baisses de taux de la Réserve Fédérale (qui a recommencé à baisser ses taux en octobre dernier), ainsi qu’une politique fiscale accommodante.
Bien sûr, nous accordons une importance primordiale à la diversification. Dans cette logique, nous avons d’ailleurs eu tendance à investir davantage dans d’autres régions, comme les marchés émergents, qui profitent du regain d’appétit pour les valeurs chinoises, ainsi que de la faiblesse du dollar américain.


