Après un été relativement calme, la rentrée de septembre révèle déjà des tendances de fond. Les marchés actions confirment le retour de l’exceptionnalisme américain, l’Europe avance avec prudence, et les marchés obligataires subissent la pression de la dette et des politiques budgétaires expansionnistes. Adrien Dumas, Directeur des investissements et Philippe Tranchet, Directeur de la gestion obligataire, font le point.

Les États-Unis en tête
Portées par les technologies et les Magnificent Seven, les actions américaines poursuivent leur progression. La réindustrialisation et l’essor de l’intelligence artificielle nourrissent les anticipations de bénéfices. La dynamique de croissance reste robuste et conforte l’attrait de Wall Street par rapport à l’Europe.
L’Europe entre incertitudes et prudence
De ce côté-ci de l’Atlantique, la situation reste plus nuancée. L’économie allemande peine à convaincre et la croissance des bénéfices hors secteur bancaire ne semble pas devoir repartir avant 2026. En France, la chute du gouvernement Bayrou après le vote de confiance sur le budget du 8 septembre a marqué les esprits, même si le risque systémique reste limité pour les marchés.
Obligations : la longue maturité sous tension
Les taux longs poursuivent leur remontée, sous l’effet combiné d’endettements croissants et de besoins de refinancement massifs. La Réserve fédérale a laissé entendre qu’une baisse de taux en septembre restait possible, mais la pression politique de l’administration américaine menace son indépendance – un facteur de volatilité à surveiller de près. En zone euro, la BCE semble satisfaite du statu quo avec un taux de dépôt à 2%, sans volonté d’aller plus bas.
En synthèse
- Actions : Les États-Unis restent le moteur, soutenus par des perspectives bénéficiaires solides.
- Europe : Une approche plus prudente demeure nécessaire dans un contexte politique et économique fragile.
- Obligations : La hausse structurelle des taux longs appelle à la vigilance, malgré un crédit encore soutenu.
Conclusion
Derrière la tranquillité estivale, la rentrée 2025 s’annonce riche en défis : résilience américaine, incertitudes européennes et tensions sur les marchés obligataires. Un équilibre délicat qui pourrait rythmer l’automne des investisseurs.


