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La pénurie de matières premières n’est plus une réalité lointaine pour les consommateurs belges. Près de huit Belges sur dix (78 %) déclarent en ressentir déjà des conséquences concrètes, telles que des hausses de prix (52 %), l’indisponibilité de produits (32 %) et des retards de livraison (19 %).  

C’est ce qui ressort d’une étude menée en ligne par le bureau de recherche indépendant iVOX auprès de 500 Belges, à la demande de Milgro. Fait marquant : plus de la moitié des répondants (55 %) indiquent en même temps ne pas ou à peine savoir ce qu’est précisément la pénurie de matières premières. 

Pour les consommateurs, la pénurie de matières premières se traduit avant tout par une hausse des prix. Plus de la moitié (52 %) constate que les produits deviennent plus chers. 

L’alimentation arrive largement en tête des catégories les plus touchées par ces hausses de prix. Près de la moitié (45 %) place l’alimentation en première position, et trois quarts (74 %) l’incluent dans leur top 5 des principales sources de frustration. 

Outre l’alimentation, les appareils électroménagers (56 %), l’électronique (55 %), les voitures (41 %) et les batteries (37 %) figurent également dans le top 5. 

Bien que trois quarts des Belges (76 %) considèrent la pénurie de matières premières comme un problème réel, le niveau de connaissance reste étonnamment limité. Seuls 38 % déclarent bien comprendre de quoi il s’agit, tandis que plus de la moitié (55 %) n’en ont jamais entendu parler ou en savent peu. 

Ce manque de connaissance se reflète dans la perception de son impact. Alors qu’une large majorité (78 %) affirme déjà en ressentir les effets, seuls 41 % estiment que la pénurie de matières premières a aujourd’hui un impact direct sur la vie quotidienne. Quatre Belges sur dix ne perçoivent pas cet impact, et 19 % n’ont pas d’opinion. 

Cette lacune explique pourquoi de nombreux consommateurs ne font pas le lien entre ce concept abstrait et leurs expériences concrètes du quotidien. 

« La pénurie de matières premières influence déjà aujourd’hui ce que les consommateurs paient, les délais auxquels ils sont confrontés et la disponibilité des produits », déclare Pascale Hendrickx, Managing Director chez Milgro Belgique. « L’impact est bien réel, mais il n’est pas toujours reconnu comme tel. Dès lors, les véritables changements et adaptations de comportement tardent souvent à se concrétiser. » 


À propos de l’étude 

Le bureau de recherche indépendant iVOX a interrogé 500 consommateurs belges à la demande de Milgro. L’enquête en ligne a été réalisée entre le 11 et le 16 mars 2026 et est représentative en termes de langue, de genre, d’âge et de niveau d’éducation. 

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