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À peine une organisation belge sur trois (33 %) se considère aujourd’hui comme largement ou totalement circulaire. Cette proportion est identique à celle enregistrée l’an dernier, signe que la transition circulaire marque le pas en Belgique. C’est ce qui ressort d’une étude menée par le gestionnaire de déchets et de matières premières Milgro auprès de plus de deux cents professionnels et décideurs belges actifs notamment dans les achats, le facility management, l’environnement et le développement durable. 

L’économie circulaire constitue une réponse essentielle à la raréfaction des matières premières, un enjeu qui gagne continuellement en acuité. Il devient donc urgent d’agir.  Une précédente étude, menée auprès de cinq cents consommateurs belges, révélait ainsi que 61 % d’entre eux craignent une hausse continue des prix des produits, jusqu’à les rendre inabordables à terme, si aucune réponse n’est apportée à la raréfaction des matières premières. 

La circularité est bel et bien à l’ordre du jour de nombreuses organisations belges. Plus de la moitié d’entre elles (56 %) déclarent avoir défini des objectifs en matière de circularité pour les deux prochaines années. Ces ambitions restent toutefois trop rarement intégrées dans une stratégie concrète. Seules 21 % des organisations ont rendu leurs objectifs mesurables et en assurent un suivi actif. 

Dans plus d’un tiers des organisations (35 %), ces objectifs ont été formalisés, mais ne font pas encore partie intégrante de la stratégie d’entreprise. Un quart (26 %) déploie des initiatives sans avoir défini d’objectifs formels, tandis que 18 % n’ont formulé aucun objectif en matière de circularité.  La volonté d’adopter une démarche circulaire est donc bien présente, mais elle peine encore à se traduire par une politique structurée et un pilotage concret. 

Sur le plan opérationnel, les organisations déclarent avoir déjà pris différentes mesures.  La réduction des déchets arrive en tête (52 %), devant les achats durables (39 %), l’utilisation de produits réemployés ou reconditionnés (37 %) et le recours à des matériaux recyclés (36 %). 

 Les évolutions plus structurelles, telles que l’écoconception circulaire des produits, restent toutefois limitées. Dans seulement 31 % des organisations, la circularité est intégrée de manière systématique au processus de conception ou en constitue un principe directeur. 

Pascale Hendrickx, Directrice Générale de Milgro Belgium : « Le fait que la part des organisations qui se déclarent largement ou totalement circulaires n’ait pas évolué en un an est révélateur. Il faut aussi garder à l’esprit qu’il s’agit d’une autoévaluation et que la notion même de circularité n’est pas toujours bien comprise. Aujourd’hui, de nombreuses organisations se concentrent encore principalement sur une gestion plus intelligente de leurs flux de déchets. Or, la véritable circularité se joue bien plus en amont : elle consiste à préserver la valeur des matières premières et des produits. Cela passe notamment par des programmes de reprise ou par la conception de produits réparables dès l’origine, dont les composants peuvent être facilement remplacés. Les organisations doivent donc examiner plus attentivement les mesures qui contribuent réellement à la circularité. » 


A propos de l’étude 

L’étude a été réalisée pour le compte de Milgro par iVOX, entre le 30 mars et le 7 avril 2026, auprès de 200 décideurs et prescripteurs belges actifs dans les

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