Les PME belges perdent en moyenne 20 000 euros de chiffre d’affaires par an en raison de factures impayées. L’impact est considérable : pas moins de 82 % des PME déclarent subir une perte de revenus liée à des problèmes de paiement. C’est ce qui ressort du Baromètre PME réalisé par l’éditeur de logiciels Exact, en collaboration avec le bureau d’études indépendant Markteffect, auprès de plus de 1 300 entreprises belges.
Un problème structurel de gestion de trésorerie
Les retards de paiement demeurent un défi structurel pour les PME belges. Ainsi, près d’un cinquième des factures (22 %) sont réglées en retard, tandis que 7 % ne sont jamais payées. Par ailleurs, près d’un quart des entreprises (23 %) indiquent éprouver des difficultés à conserver une vision claire de leurs créances et dettes en cours. La gestion de la trésorerie constitue dès lors l’un des principaux défis de l’administration financière.

« Pour de nombreuses PME, cela signifie non seulement une perte de revenus, mais également une limitation de leur capacité à planifier et à investir », déclare Vanessa Beeckman, au nom d’Exact. « Les impayés mettent en outre sous pression la relation client : le suivi des factures génère des frictions et fragilise la confiance mutuelle. Lorsque plus d’une facture sur cinq est payée en retard, il apparaît clairement que les entreprises ont besoin de davantage de contrôle et de transparence dans leurs flux de paiement. »
En moyenne 20 000 euros de chiffre d’affaires perdu
L’impact financier se traduit concrètement par une diminution de la liquidité et une perte de chiffre d’affaires. Plus d’un quart des PME (26 %) enregistrent chaque année une perte comprise entre 10 000 et 20 000 euros. Environ une entreprise sur dix (13 %) voit ce montant atteindre entre 20 000 et 50 000 euros. Une telle perte constitue un frein important à la croissance, aux recrutements et aux investissements.
Par ailleurs, le suivi des factures en attente engendre une pression supplémentaire. Près d’un entrepreneur sur trois (30 %) indique que faire payer les clients dans les délais demande beaucoup de temps. Il n’est donc pas surprenant que la réduction de la charge au sein de l’administration financière figure parmi les priorités pour une proportion similaire d’entrepreneurs (32 %).
L’automatisation comme levier
Pour relever ces défis, un nombre croissant de PME misent sur l’automatisation de leurs processus financiers. Une meilleure visibilité sur les factures en cours et les comportements de paiement permet aux entreprises d’agir plus rapidement et de piloter plus efficacement leur trésorerie. L’étude montre par ailleurs que les conditions préalables sont en grande partie réunies : environ deux tiers des PME (66 %) déclarent disposer d’un budget suffisant pour automatiser, tandis qu’environ six PME sur dix (61 %) estiment posséder les compétences nécessaires en interne.
« Les entreprises qui adoptent une approche réfléchie et cohérente face aux impayés franchissent une étape décisive », ajoute Vanessa Beeckman. « Une plus grande prévisibilité se traduit non seulement par davantage de sérénité en interne, mais aussi par des relations clients plus solides et équilibrées. La transparence et le contrôle constituent les fondements d’une croissance durable et confiante. »


