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Pour le marché belge, les pertes assurées suite à une violente tempête en Europe totalisent 600 millions d’euros en 2022.

Aon plc (NYSE : AON), leader mondial des services professionnels, a publié son rapport « Weather, Climate and Catastrophe Insight 2023 », qui décrit les tendances mondiales en matière de catastrophes naturelles et de climat en vue d’aider à prendre de meilleures décisions pour gérer la volatilité et améliorer la résilience mondiale.

Ce rapport révèle que les catastrophes naturelles survenues au cours des 12 mois sous revue ont provoqué une perte économique de 313 milliards de dollars à l’échelle mondiale (4 % de plus que la moyenne du 21e siècle), dont 132 milliards étaient couverts par des assurances. Si une grande partie des pertes subies en 2022 n’étaient pas couvertes, le défaut de couverture de 58 % est tout de même l’un des plus bas jamais enregistrés, signe d’un changement positif dans la façon dont les entreprises luttent contre la volatilité en atténuant les risques et de la protection accrue qu’offrent les assureurs aux communautés défavorisées via l’accès au capital.

Les données montrent que 2022 a été la cinquième année la plus coûteuse de tous les temps pour les assureurs, avec approximativement 50-55 milliards de dollars de dommages assurés liés à l’ouragan Ian aux États-Unis (la deuxième catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire des assurances).

« La Belgique a connu de sérieuses catastrophes naturelles ces dernières années. En juillet 2021, des inondations historiques ont frappé une grande partie du pays et entraîné d’énormes pertes économiques et assurées », explique Jean-François Walhin, CEO des solutions de réassurance chez Aon Belgium. « La catastrophe a coûté la vie à 41 personnes et les pertes assurées se sont élevées à environ 2,5 milliards d’euros, dont approximativement 1 milliard d’euros ont été indemnisés par les Régions (principalement la Région wallonne) dans le cadre d’un partenariat public/privé. Les autorités sont actuellement en train de réévaluer le niveau de coopération entre les assureurs et les Régions. Avec le soutien de ces derniers, le risque inondation devrait rester assurable. Chez Aon, nous disposons d’experts belges qui travaillent sur des modèles d’inondation. Ces derniers estiment que la période de retour d’un événement tel que les inondations de juillet 2021 dépasse 300 ans, confirmant ainsi la nature très extrême de cette catastrophe naturelle au niveau de la Belgique. »

« En 2022, la Belgique a de nouveau été frappée, cette fois par une violente tempête européenne. Les pertes assurées sur le marché belge totalisent 600 millions d’euros », poursuit Jean-François Walhin. « Ces récentes pertes ont eu des conséquences significatives sur la couverture de réassurance achetée par les assureurs belges. »

Jean-François Walhin précise : « D’une part, les réassureurs ont demandé que les assureurs conservent plus de risque en rétention, ce qui rendra les résultats de ces derniers plus volatils. D’autre part, les réassureurs ont considérablement augmenté leurs tarifs au fil des ans. Combiné aux niveaux actuellement élevés de l’inflation, cela aura un impact négatif sur le pricing des polices d’assurance.

Alors que l’innovation technologique permet de mieux comprendre le mécanisme des catastrophes et d’évaluer plus rapidement et de manière plus approfondie les dommages causés par un événement, l’étude d’Aon examine la résilience et la capacité à surmonter les conséquences du dérèglement climatique (pas seulement au niveau des risques physiques, mais aussi dans des domaines comme la santé de la main-d’œuvre) et insiste sur la nécessité d’élaborer des stratégies à multiples facettes qui tiennent compte de l’atténuation des risques liés au changement climatique sur tous les fronts.

Les principales conclusions pour la région EMEA sont les suivantes :

 
 

Parmi les autres conclusions du rapport « Weather, Climate and Catastrophe Insight » de 2023, citons notamment les suivantes :

  • 421 catastrophes naturelles significatives ont été recensées en 2022, un chiffre supérieur à la moyenne du 21e siècle (396). ​ 
  • 31 300 personnes ont perdu la vie à cause des catastrophes naturelles en 2022, dont plus de 19 000 décès liés à la chaleur rien qu’en Europe, principalement à cause des canicules.
  • Eunice a été la tempête la plus coûteuse en Europe depuis 2010, avec 3,4 milliards de dollars de pertes assurées. Les tempêtes de grêle généralisées en France ont contribué aux deuxièmes versements les plus élevés en termes de catastrophes naturelles dans le pays, avec un montant record de 6,9 milliards d’euros (7,4 milliards de dollars).
  • Les sécheresses et les vagues de chaleur ont durement touché l’Europe, les États-Unis, la Chine et d’autres régions. Les prestations d’assurance pour le risque de sécheresse ont été les deuxièmes plus élevées jamais enregistrées, à 12,6 milliards de dollars au niveau mondial. 
  • Les inondations liées à la mousson au Pakistan ont eu un impact humanitaire de grande ampleur dans le pays. Dans un récapitulatif de la saison des moussons 2022, l’agence météorologique pakistanaise explique que les précipitations dans l’ensemble du pays ont dépassé la moyenne de 175 % entre juillet et septembre.

« Les ravages causés par les catastrophes dans le monde entier mettent en évidence la nécessité de mettre en œuvre de manière plus généralisée des stratégies d’atténuation des risques, avec notamment une meilleure gestion des catastrophes et des systèmes d’alerte qui permettent d’améliorer la résilience »,, a déclaré Michal Lörinc, responsable de l’analyse des catastrophes chez Aon. « Alors que les effets du changement climatique sont de plus en plus visibles dans le monde, les aspects socio-économiques, les évolutions démographiques et la répartition des richesses font toujours partie des principales causes des pertes financières. Les données de ce rapport aideront les organisations non seulement à mieux atténuer leurs propres risques, mais aussi à prendre des mesures pour réduire le manque de protection dans le monde et mieux protéger les communautés dans lesquelles nous vivons et travaillons. »

Le tableau ci-dessous présente les 10 événements ayant causé le plus de pertes économiques en 2022.

 
 

Vous trouverez le rapport complet et une courte vidéo sur le microsite interactif d’Aon. En plus de ce rapport, les lecteurs peuvent consulter les données actuelles et historiques sur les catastrophes naturelles ainsi que les analyses des événements sur catastropheinsight.aon.com.

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