Si le rendement des obligations peut paraître décevant, cette classe d’actifs n’en garde pas moins sa place dans un portefeuille diversifié. En effet, pour les investisseurs prudents et défensifs, les obligations peuvent offrir un matelas de sécurité en cas de krach boursier. Les investisseurs peuvent alors se tourner soit vers les obligations gouvernementales soit vers le crédit corporate (aux entreprises).
Environnement favorable
Les stratégistes de BNPP AM et AXA IM estiment que des taux d’intérêt plus faibles devraient supporter les marchés obligataires. « Dans un tel environnement, il convient d’être flexible et d’éviter la gestion passive » conseille Chris Iggo, CIO COR chez AXA IM. Les spreads sont étroits mais les fondamentaux sont solides et les obligations restent bien sûr plus attractives que le cash. « Pour les investisseurs qui veulent limiter les risques en portefeuille, nous sommes positifs sur le marché du crédit », ajoute Chris Iggo. La corrélation entre les actions et les obligations diminue. Rappelons aussi que, pour financer leur développement, les grandes entreprises de la tech ont besoin de crédit. Les risques ne sont pas absents de ce segment d’actifs. Un éventuel retour de l’inflation, les risques géopolitiques, les mesures fiscales et monétaires et le retour du protectionnisme sont autant d’éléments à tenir à l’œil.
Où se positionner ?
Dans le cadre d’une diversification défensive, on peut entrer dans le segment de la tech et de l’intelligence artificielle par l’intermédiaires des obligations. Les grandes sociétés technologiques empruntent beaucoup pour le moment. Chez Pictet, on estime qu’il est préférable de se tenir à l’écart de la dette souveraine américaine et de renforcer la dette émergente en monnaie locale ainsi que le crédit high yield (haut rendement plus risqué) que ce soit dans les pays développés ou émergents. Chez Allianz Global Investors, l’absence d’alternatives devrait également soutenir le marché du high yield sur le long terme à l’exception de certains secteurs comme l’automobile, la chimie et les industrielles qui sont moins résilients. Une opinion qui n’est pas complètement partagée par Rothschild & Co AM qui donne une préférence pour le crédit de bonne qualité (IG). C’est également le cas chez DNCA qui estime que le crédit high yield est trop cher en relation avec le risque qui est pris et qui préconise de se tourner alors davantage vers les crédits de qualité (IG). La diversification semble donc être le maître-mot dans cette classe d’actifs.


