Les Pays-Bas ont reculé de la cinquième à la sixième place dans le Global Retirement Index (GRI) 2025 de Natixis Investment Managers. Malgré ce léger repli, leur score reste stable à 79 %. L’indice évalue la sécurité des retraites dans le monde à partir de 18 indicateurs répartis sur quatre piliers : espace financier pour la retraite, bien-être matériel, santé et qualité de vie.
La Norvège de nouveau en tête
La Norvège reprend la première place avec un score total de 83 %, détrônant la Suisse, désormais troisième derrière l’Irlande (82 %). Le Danemark enregistre une progression remarquable, de la neuvième à la cinquième place, tandis que la Slovénie intègre pour la première fois le top 10. Parmi les grandes économies développées, seule l’Allemagne (8e) parvient à se maintenir dans ce classement.
Stabilité mais inquiétudes
Selon Robert Koopdonk, directeur pour les Pays-Bas et les pays nordiques chez Natixis IM, les performances néerlandaises restent stables dans l’ensemble. Le pays se distingue particulièrement dans les piliers santé et finances à la retraite, où il obtient des résultats constants. En matière de dépenses de santé couvertes, les Pays-Bas figurent même parmi les meilleurs au monde, avec un score quasi parfait de 99 %.
Cependant, certains signaux d’alerte apparaissent. Les Pays-Bas perdent du terrain dans les domaines du bien-être matériel et de la qualité de vie. Dans ce dernier pilier, la chute au niveau de l’indicateur « eau et assainissement » est frappante : en raison de risques liés à une crise de l’eau potable, le pays passe de la 1ère à la 25e place.
Défis mondiaux
Le GRI 2025 met en évidence les pressions croissantes qui pèsent sur la sécurité des retraites à l’échelle internationale. L’inflation persistante, l’alourdissement de la dette publique et le vieillissement démographique compliquent l’atteinte d’une retraite confortable. L’étude révèle que 43 % des investisseurs dans le monde estiment qu’« un miracle » sera nécessaire pour assurer leur avenir financier.
Par ailleurs, 66 % des épargnants particuliers déclarent réduire leur capacité d’épargne face à la hausse du coût de la vie, et près de 70 % craignent que l’inflation n’ait déjà diminué la valeur de leur retraite. La pression démographique est également préoccupante : dans les pays de l’OCDE, le ratio des plus de 65 ans par rapport à la population active devrait passer de 32,5 % en 2024 à près de 60 % en 2050.
Une responsabilité partagée
Pour Koopdonk, la clé réside dans un effort collectif : « La sécurité des retraites est une responsabilité partagée. Les gouvernements, les employeurs, les institutions financières et les individus doivent tous assumer leur rôle. »
Le message du rapport est clair : même si des pays comme les Pays-Bas restent parmi les mieux classés, la sécurité des retraites est sous pression. Seule une planification proactive et une coopération internationale permettront d’assurer une vieillesse stable aux générations futures.


