Les signaux positifs pour les actions américaines s’accumulent, ce qui bénéficie aussi aux bourses européennes. Huit des onze secteurs qui composent le S&P 500 surperforment l’indice depuis le début d’année. Un rebond boursier qui n’est pas uniquement porté par quelques acteurs est toujours plus sain et durable. Autre point important, les rachats d’actions devraient dépasser pour la première fois 1,000 milliards de dollars selon Goldman Sachs – c’est une lame de fond qui soutient traditionnellement la hausse. Les actions américaines pourraient également profiter des discussions qui ont lieu actuellement au Congrès. Afin de favoriser les relocalisations d’activité, il est prévu que les investissements industriels soient amortis immédiatement alors que c’est d’habitude sur une période de trente ans. Si c’est voté, c’est un choc de confiance favorable pour les Américains et une très mauvaise nouvelle pour les Européens.
Sur le plan économique, les États-Unis surprennent positivement une nouvelle fois. L’indicateur de confiance des petites entreprises américaines pour le mois de mai confirme que ceux qui prédisaient une récession se sont trompés. L’indice a rebondi en mai. Quasiment tous ses composants s’améliorent : les attentes d’investissement, de ventes et les conditions de crédit. Seul bémol, les attentes de chiffres d’affaires sont en baisse. Mais rien de préoccupant à ce stade.
À surveiller :
- Les taux de rendement obligataires négatifs sont de retour, en tout cas pour la Suisse. Le marché anticipe que la Banque Nationale Suisse va porter son taux directeur en négatif au second semestre, après une baisse de 25 points de base à 0% la semaine prochaine.
- Les prix à la consommation aux États-Unis devraient confirmer que le risque de rebond de l’inflation est limité pour le moment. Nous prévoyons une hausse modérée de +0,2% sur un an en mai – contre un consensus à +0,3%. Beaucoup d’économistes craignaient que les entreprises répercutent préventivement sur les consommateurs les hausses de coût liées à la guerre commerciale. Ce n’est pas ce que les enquêtes d’opinion les plus récentes suggèrent. Nous pourrions même avoir une bonne surprise au niveau de l’inflation dans les services qui pourrait baisser.


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